La méthanisation : étapes, métiers et textes
Des effluents d'élevage et des résidus de culture qui fermentent en cuve pour produire du biogaz : les étapes d'un projet, qui intervient et les textes qui l'encadrent.
Textes relevés le 13/10/2026 dans les sources officielles. Les seuils et les délais ont été relus le 13/10/2026 sur le texte intégral des articles cités ; cela ne remplace pas la relecture d’un professionnel du droit, qui reste à faire. Ce qui n’a pas pu être vérifié est écrit « à compléter » et listé au bas de la page. Cette page décrit les démarches sans dire lesquelles s’appliquent à un terrain donné : l’administration compétente le précise.
Les étapes d’un projet de méthanisation
Ce schéma décrit qui intervient et quand, d'après les textes publiés. Il ne dit pas si un projet est possible, ni ce qu'il faut faire. Le schéma nomme des métiers, jamais des organisations.
01Idée et matières disponibles
Un ou plusieurs exploitants, parfois avec une collectivité ou un développeur, recensent les matières à méthaniser et choisissent entre l'injection de biométhane dans le réseau de gaz et la production d'électricité et de chaleur.
À savoir. La nature des matières et le tonnage traité chaque jour déterminent la suite : régime de l'installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), besoin d'un agrément sanitaire si des sous-produits animaux entrent dans le digesteur, règles d'épandage du digestat.
Ce qui en sort
- Inventaire des matières disponibles
- Premier choix de valorisation : injection ou cogénération
- Lettres d'intention des apporteurs, s'il y en a
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Recense les matières de son exploitation (effluents d'élevage, résidus de culture) et se rapproche d'autres exploitants ou d'un développeur.
- Exploitation agricole apporteuse de matières
- Est sollicitée pour fournir des effluents d'élevage ou des matières végétales.
- Chambre d'agriculture
- Organisme consulaire de la profession agricole, qui informe les exploitants sur la méthanisation.
- Collectivité apporteuse de biodéchets
- Peut être associée à une unité collective ou territoriale pour ses biodéchets ou ses tontes.
Développement et énergie
- Développeur de projets de méthanisation
- Repère les matières disponibles sur un territoire et propose un projet aux exploitants et aux collectivités.
Études et conseil
- Bureau d'études procédé et assistance au maître d'ouvrage
- Évalue le potentiel de production de biogaz des matières recensées.
Administrations et collectivités
- Mairie
- Renseigne sur le zonage du document d'urbanisme et délivre le certificat d'urbanisme.
- Intercommunalité
- Porte le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) quand la compétence lui a été transférée.
Textes
02Société, foncier et contrats
Les porteurs créent la structure qui exploitera l'unité, s'assurent du terrain, et signent les contrats d'apport de matières et de reprise du digestat.
À savoir. La méthanisation est réputée activité agricole quand elle est menée par un ou plusieurs exploitants agricoles et qu'au moins 50 % des matières viennent d'exploitations agricoles. L'unité doit être exploitée par un exploitant agricole ou par une structure dont au moins 50 % des parts sont détenues par des exploitants agricoles. La part de matières se mesure par exercice, en masse de matières brutes, et la structure tient un registre des matières admises.
Durées publiées. Un bail emphytéotique dure plus de 18 ans et au plus 99 ans, sans reconduction tacite. Aucune source publique ouverte ne donne la durée habituelle des contrats d'apport de matières ou de reprise du digestat : à compléter. (Code rural et de la pêche maritime, article L451-1)
Ce qui en sort
- Statuts de la société d'exploitation
- Titre d'occupation du terrain
- Contrats d'apport de matières
- Conventions de mise à disposition de terres pour l'épandage
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Entre au capital de la structure qui exploitera l'unité ; la part détenue par des exploitants agricoles compte pour que l'activité soit réputée agricole.
- Propriétaire foncier
- Vend ou loue le terrain de l'unité, par un bail ou un autre titre d'occupation.
- Exploitation agricole apporteuse de matières
- Signe un contrat d'apport de matières avec la structure qui exploite l'unité.
- Agriculteur prêteur de terres pour l'épandage
- Signe une convention de mise à disposition de ses parcelles pour l'épandage du digestat.
- Industrie agroalimentaire apporteuse de matières
- Signe un contrat d'apport pour ses déchets végétaux, son lactosérum ou ses sous-produits.
Développement et énergie
- Développeur de projets de méthanisation
- Participe à la création de la société d'exploitation et à ses contrats.
Études et conseil
- Géomètre-expert
- Délimite la parcelle de l'unité et les emprises des servitudes de passage des canalisations.
- Notaire
- Rédige et authentifie les actes : vente ou bail du terrain, servitudes.
- Avocat
- Peut rédiger ou relire les statuts et les contrats d'apport de matières.
- Expert-comptable
- Accompagne la création de la société et le choix de sa forme.
Textes
03Études
Des bureaux d'études dimensionnent l'unité, déterminent son régime ICPE, préparent le plan d'épandage du digestat et étudient le raccordement au réseau.
À savoir. Rubrique 2781 de la nomenclature. Pour les matières végétales brutes, effluents d'élevage, matières stercoraires, lactosérum et déchets végétaux d'industries agroalimentaires : déclaration avec contrôle périodique en dessous de 30 tonnes par jour, enregistrement de 30 à moins de 100 tonnes par jour, autorisation à partir de 100 tonnes par jour. Pour les autres déchets non dangereux : enregistrement en dessous de 100 tonnes par jour, autorisation au-delà. Distance minimale aux habitations occupées par des tiers : 100 mètres en déclaration, 200 mètres en enregistrement et en autorisation ; 35 mètres des puits, forages, sources et berges des cours d'eau. Les cultures principales ne peuvent pas dépasser 15 % du tonnage brut des intrants.
Ce qui en sort
- Dimensionnement de l'unité et plan d'approvisionnement
- Classement dans la nomenclature ICPE
- Étude préalable d'épandage et plan d'épandage
- Étude d'impact et étude de dangers, si exigées
- Étude de raccordement au réseau
- Volet paysager
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Fournit aux bureaux d'études les données de son exploitation : cheptel, surfaces, cultures, parcelles d'épandage.
- Agriculteur prêteur de terres pour l'épandage
- Figure sur la liste des prêteurs de terres du plan d'épandage, avec ses surfaces.
- Chambre d'agriculture
- Peut réaliser des études agronomiques ou des plans d'épandage, selon les départements.
Développement et énergie
- Développeur de projets de méthanisation
- Commande et coordonne les études.
- Constructeur d'unités de méthanisation
- Propose un procédé et un dimensionnement qui servent de base aux dossiers.
Études et conseil
- Bureau d'études installations classées et environnement
- Détermine le régime ICPE de l'unité, vérifie les distances d'implantation et rédige, selon le régime, le dossier de déclaration, d'enregistrement ou l'étude d'impact et l'étude de dangers.
- Bureau d'études agronomie
- Réalise l'étude préalable d'épandage et le plan d'épandage : aptitude des sols, carte des parcelles, liste des prêteurs de terres, tableau des surfaces.
- Bureau d'études procédé et assistance au maître d'ouvrage
- Dimensionne l'unité et compare les voies de valorisation.
- Architecte et bureau d'études paysage
- Prépare le projet architectural et l'insertion de l'unité dans le paysage.
- Bureau d'études géotechnique
- Étudie la nature du sol pour les fondations des cuves et des stockages.
- Géomètre-expert
- Réalise les relevés topographiques du terrain.
- Laboratoire d'analyses
- Analyse les matières et les sols pour l'étude préalable d'épandage.
Administrations et collectivités
- Autorité chargée de l'examen au cas par cas et autorité environnementale
- Décide, pour les installations classées que le texte soumet à un examen au cas par cas, si une évaluation environnementale est exigée.
Réseaux de gaz et d'électricité
- Gestionnaire du réseau de distribution de gaz (GRDF, par exemple)
- Étudie, à la demande du porteur, les conditions de raccordement de l'unité.
Textes
- Nomenclature des installations classées, rubrique 2781 : seuils et régimes (AIDA, Ineris)
- Code de l'environnement, annexe à l'article R122-2, rubrique 1 : installations classées
- Arrêté du 10 novembre 2009, prescriptions des unités soumises à déclaration : implantation, étude préalable et plan d'épandage (AIDA, Ineris)
- Arrêté du 12 août 2010, prescriptions des unités soumises à enregistrement (AIDA, Ineris)
- Arrêté du 10 novembre 2009, règles techniques des unités soumises à autorisation (AIDA, Ineris)
- Code de l'environnement, article D543-292 : plafond de cultures principales
04Autorisations
Le porteur dépose le dossier ICPE et la demande de permis de construire ; selon le régime, le public est consulté, puis le préfet décide.
À savoir. Deux dossiers avancent en parallèle : le dossier ICPE et le permis de construire. Une unité exploitée par des agriculteurs et qui respecte l'article L311-1 du code rural est assimilée aux constructions nécessaires à l'exploitation agricole ; dans un plan local d'urbanisme, le projet est soumis à l'avis de la commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers (CDPENAF). Le préfet délivre le permis quand l'énergie produite n'est pas destinée principalement au demandeur. Si des sous-produits animaux sont traités, un troisième dossier, l'agrément sanitaire, est déposé auprès du service chargé de la protection des populations.
Durées publiées. Déclaration : mise en service possible 15 jours après la preuve de dépôt, sauf examen au cas par cas demandé par le préfet. Enregistrement : consultation du public de 4 semaines, décision du préfet dans les 5 mois suivant le dossier complet, délai prolongeable de 2 mois ; le silence vaut refus. Autorisation environnementale : consultation du public de 3 mois. Ces durées ne comptent pas l'instruction du permis de construire (délai à compléter). (Service-public.fr, installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE))
Ce qui en sort
- Preuve de dépôt de la déclaration, arrêté d'enregistrement ou arrêté d'autorisation
- Permis de construire
- Avis de la CDPENAF
- Synthèse de la consultation du public ou rapport du commissaire enquêteur
- Dossier d'agrément sanitaire, si exigé
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Signe ou cosigne les demandes, selon la forme de la société.
Développement et énergie
- Développeur de projets de méthanisation
- Constitue et dépose les dossiers, et répond aux services instructeurs.
Études et conseil
- Bureau d'études installations classées et environnement
- Répond aux demandes de compléments des services instructeurs.
- Architecte et bureau d'études paysage
- Établit les pièces graphiques de la demande de permis de construire.
- Avocat
- Intervient en cas de recours contre une autorisation.
Administrations et collectivités
- Mairie
- Reçoit la demande de permis de construire ; en enregistrement, tient le dossier à la disposition du public et le conseil municipal donne son avis.
- DDT ou DDTM (direction départementale des territoires, et de la mer)
- Service de l'État compétent en matière d'urbanisme dans le département, interlocuteur des porteurs de projet pour les permis qui relèvent du préfet.
- Préfet de département
- Reçoit la déclaration, enregistre ou autorise l'installation classée, et délivre le permis quand l'énergie n'est pas destinée principalement au demandeur. Délivre l'agrément sanitaire.
- Inspection des installations classées (Dreal, ou DDPP et DDETSPP pour les installations agricoles)
- Instruit pour le préfet les dossiers d'enregistrement et d'autorisation.
- DDPP ou DDETSPP (direction départementale chargée de la protection des populations)
- Reçoit la demande d'agrément sanitaire quand l'unité traite des sous-produits animaux, et instruit les demandes de dérogation à l'hygiénisation.
- CDPENAF (commission départementale de préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers)
- Rend un avis préalable sur les projets de méthanisation agricole dans les zones agricoles ou forestières d'un plan local d'urbanisme.
- Autorité chargée de l'examen au cas par cas et autorité environnementale
- Rend un avis sur l'étude d'impact quand une évaluation environnementale est exigée.
- Service départemental d'incendie et de secours
- Peut être consulté sur l'accès des secours et la défense contre l'incendie.
Société civile
- Riverains et habitants
- Peuvent consulter le dossier et donner leur avis pendant la consultation du public, en enregistrement et en autorisation.
- Associations de protection de l'environnement
- Formulent des observations pendant la consultation du public et peuvent exercer un recours contre une décision.
- Commissaire enquêteur
- Conduit la consultation du public d'une demande d'autorisation environnementale, organise une réunion d'ouverture et une réunion de clôture, et rend son rapport dans les trois semaines qui suivent.
Textes
- Code de l'environnement, articles R512-47 à R512-66-3 : installations soumises à déclaration
- Code de l'environnement, articles R512-46-1 à R512-46-30 : installations soumises à enregistrement
- Code de l'environnement, articles L181-1 à L181-32 : autorisation environnementale, dont l'article L181-10-1 sur la consultation du public
- Service-public.fr, autorisation environnementale (ICPE, IOTA)
- Code de l'urbanisme, article L111-4 : la méthanisation agricole assimilée aux constructions nécessaires à l'exploitation agricole
- Code de l'urbanisme, article L151-11 : zones agricoles des plans locaux d'urbanisme, avis de la commission départementale
- Code de l'urbanisme, article R*422-2 : compétence du préfet pour les ouvrages de production d'énergie
- Service-public.fr, construire ou modifier un bâtiment professionnel, commercial ou agricole
- Arrêté du 8 décembre 2011 : règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux, agrément
05Raccordement, vente de l'énergie et financement
Le producteur fait étudier son raccordement au réseau de gaz ou d'électricité, obtient l'attestation du préfet de région, signe le contrat de vente et réunit le financement.
À savoir. Quand une unité se trouve près d'un réseau de gaz, les gestionnaires de réseau réalisent les renforcements nécessaires à l'injection, dans les limites fixées par décret. Un zonage de raccordement, élaboré par les gestionnaires et validé par la Commission de régulation de l'énergie (CRE), désigne le réseau le plus pertinent pour chaque zone. Jusqu'à 25 gigawattheures par an de production prévue, le biométhane se vend par un contrat d'achat de 15 ans à tarif fixé par arrêté ; au-delà, par appel d'offres. Une unité sans contrat d'achat peut demander des certificats de production de biogaz. Pour l'électricité, l'arrêté qui fixait le tarif d'achat sous 500 kilowatts a été abrogé en septembre 2025.
Durées publiées. Attestation de déclaration du projet : le préfet de région se prononce dans les 2 mois ; elle est valable 3 ans. Contrat d'achat du biométhane : prise d'effet dans les 3 ans suivant la signature, faute de quoi sa durée est réduite d'autant. Délais des études et des travaux de raccordement au réseau de gaz : à compléter. (Code de l'énergie, articles R446-2 et suivants : obligation d'achat du biométhane)
Ce qui en sort
- Étude de raccordement
- Attestation de déclaration du projet
- Contrat de raccordement
- Contrat d'achat du biométhane ou de l'électricité
- Plan de financement
Développement et énergie
- Développeur de projets de méthanisation
- Demande le raccordement, l'attestation du préfet de région et le contrat de vente, et cherche le financement.
- Fournisseur de gaz acheteur du biométhane
- Reçoit la demande de contrat d'achat et signe le contrat ; les fournisseurs qui approvisionnent plus de 10 % du marché national sont tenus de le conclure avec tout producteur qui le demande.
- Acheteur d'électricité
- Signe avec le producteur le contrat de vente de l'électricité produite par cogénération.
- Utilisateur de la chaleur
- Signe un contrat de fourniture de chaleur avec l'unité en cogénération.
Administrations et collectivités
- Préfet de région
- Délivre, dans les deux mois, l'attestation de déclaration du projet exigée pour demander un contrat d'achat du biométhane ; elle est valable trois ans.
Réseaux de gaz et d'électricité
- Gestionnaire du réseau de distribution de gaz (GRDF, par exemple)
- Élabore avec les gestionnaires de transport le zonage de raccordement, propose les renforcements nécessaires et signe le contrat de raccordement.
- Gestionnaire du réseau de transport de gaz (GRTgaz ou Teréga)
- Élabore avec les gestionnaires de distribution le zonage de raccordement, et raccorde les unités pour lesquelles le réseau de transport est désigné comme le plus pertinent.
- Gestionnaire du réseau de distribution d'électricité
- Étudie la demande de raccordement d'une unité en cogénération et envoie une proposition de raccordement, à retourner signée dans les trois mois.
- Commission de régulation de l'énergie
- Valide les zonages de raccordement et les programmes de renforcement des réseaux de gaz, et donne son avis sur les modèles de contrat d'achat.
Finance et assurance
- Banque
- Prête à la société d'exploitation une partie du coût de construction, après analyse du projet.
- Plateforme de financement participatif
- Collecte l'épargne de particuliers, parfois des habitants du territoire, pour financer une partie du projet.
- Établissement financier ou assureur garant
- Peut émettre la garantie financière demandée au porteur dans certains cas de renforcement du réseau de gaz.
Textes
- Code de l'énergie, article L453-9 : renforcement des réseaux pour l'injection, dit droit à l'injection
- Code de l'énergie, articles D453-20 à D453-25 : zonage de raccordement et renforcements
- Code de l'énergie, articles L446-1 et suivants : vente de biogaz, obligation d'achat, appels d'offres, garanties d'origine, certificats de production
- Arrêté du 10 juin 2023 fixant les conditions d'achat du biométhane injecté dans les réseaux de gaz naturel
- Commission de régulation de l'énergie, validation des zonages de raccordement et des investissements de renforcement
- Arrêté du 8 septembre 2025 abrogeant l'arrêté du 13 décembre 2016 sur l'achat de l'électricité produite à partir de biogaz (moins de 500 kW)
- Code de l'énergie, article L342-1 : raccordement aux réseaux publics d'électricité
- Enedis, raccorder une installation de production
06Construction et mise en service
Le chantier construit les cuves, les stockages et l'équipement de valorisation ; l'unité est contrôlée, raccordée, puis démarrée.
À savoir. Avant le premier démarrage, l'exploitant et son personnel sont formés aux risques de l'installation et un programme de maintenance préventive est établi. Le contrat d'achat du biométhane ne prend effet qu'avec une attestation de conformité établie par un organisme agréé et l'inscription de l'unité au registre national des garanties d'origine. L'agrément sanitaire n'est accordé qu'après un constat sur place.
Durées publiées. Durée du chantier : à compléter. En déclaration, le premier contrôle périodique a lieu dans les 6 mois qui suivent la mise en service. Un agrément sanitaire provisoire ne peut pas dépasser 6 mois au total. (Code de l'environnement, articles R512-55 à R512-58 : contrôle périodique)
Ce qui en sort
- Unité construite
- Attestations de formation
- Attestation de conformité de l'installation
- Agrément sanitaire, si exigé
- Mise en service du raccordement
Développement et énergie
- Constructeur d'unités de méthanisation
- Réalise le chantier : terrassement, cuves, stockages, rétentions, équipements de valorisation du biogaz.
- Fabricant d'équipements (digesteur, épuration, cogénération)
- Fournit les cuves, les membranes, l'épurateur de biogaz, le moteur de cogénération, la torchère et les capteurs.
- Responsable d'unité de méthanisation
- Est formé avant le premier démarrage, comme tout le personnel de l'installation.
Études et conseil
- Bureau d'études procédé et assistance au maître d'ouvrage
- Suit le chantier et les essais de mise en service pour le compte du porteur.
- Bureau d'études géotechnique
- Peut contrôler les terrassements et les fondations pendant le chantier.
- Organisme de contrôle agréé
- Établit, à la demande du producteur, l'attestation de conformité exigée avant la prise d'effet du contrat d'achat du biométhane.
Administrations et collectivités
- Mairie
- Reçoit la déclaration d'ouverture de chantier et la déclaration d'achèvement des travaux.
- DDPP ou DDETSPP (direction départementale chargée de la protection des populations)
- Constate sur place la conformité sanitaire avant l'agrément ; après un agrément provisoire, effectue un nouveau contrôle dans les trois mois.
Réseaux de gaz et d'électricité
- Gestionnaire du réseau de distribution de gaz (GRDF, par exemple)
- Réalise le raccordement et met en service le poste d'injection.
Finance et assurance
- Assureur
- Assure le chantier et les responsabilités des intervenants.
Société civile
- Riverains et habitants
- Sont concernés par le chantier (circulation, bruit).
Textes
- Service-public.fr, déclarations de travaux à proximité de réseaux (DT-DICT)
- Code de l'urbanisme, article R*424-16 : déclaration d'ouverture de chantier
- Code de l'urbanisme, article R462-1 : déclaration d'achèvement et de conformité des travaux
- Code de l'énergie, article R446-3-1 : attestation de conformité avant la prise d'effet du contrat d'achat
- Arrêté du 8 décembre 2011, article 8 : agrément sanitaire provisoire puis définitif
07Exploitation, épandage et contrôles
L'unité reçoit des matières chaque jour, produit du gaz ou de l'électricité, et le digestat retourne aux champs ; registres, analyses et contrôles suivent l'activité.
À savoir. Le digestat est épandu selon un plan d'épandage, ou cédé comme matière fertilisante s'il respecte un cahier des charges approuvé. Les stockages de digestat couvrent au moins quatre mois de production. Le registre de sortie et le cahier d'épandage se conservent dix ans. En déclaration, un organisme agréé contrôle l'installation tous les cinq ans au plus, dix ans avec une certification ISO 14001. Une astreinte permet d'intervenir à tout moment.
Durées publiées. Contrat d'achat du biométhane : 15 ans à compter de sa prise d'effet. Durée de vie d'une unité : à compléter. (Arrêté du 10 juin 2023 fixant les conditions d'achat du biométhane, article 6)
Ce qui en sort
- Registre des matières admises
- Registre de sortie et cahier d'épandage
- Analyses du digestat
- Rapports de contrôle périodique
- Rapport annuel au titre du contrat d'achat
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Apporte ses matières à l'unité, épand le digestat sur ses terres et tient son cahier d'épandage.
- Exploitation agricole apporteuse de matières
- Livre ses matières ; son nom, son adresse et les tonnages figurent au registre des matières admises.
- Agriculteur prêteur de terres pour l'épandage
- Reçoit le digestat sur ses parcelles, dans le respect des distances et des périodes d'épandage.
- Entreprise de travaux agricoles ou coopérative de matériel
- Transporte et épand le digestat avec un matériel qui limite les émissions d'ammoniac, quand l'exploitant ne le fait pas lui-même.
- Industrie agroalimentaire apporteuse de matières
- Livre ses matières ; les sous-produits animaux qu'elle apporte relèvent des règles sanitaires et de l'agrément de l'unité.
- Collectivité apporteuse de biodéchets
- Livre des déchets non dangereux ; selon leur nature, l'unité relève de la première ou de la seconde partie de la rubrique 2781.
Développement et énergie
- Fabricant d'équipements (digesteur, épuration, cogénération)
- Assure, selon les contrats, la maintenance de ses équipements.
- Responsable d'unité de méthanisation
- Conduit l'unité au quotidien : réception des matières, alimentation du digesteur, registres, astreinte, maintenance.
- Transporteur de matières
- Achemine les matières vers l'unité ; le transport de sous-produits animaux suit les règles sanitaires qui leur sont propres.
- Fournisseur de gaz acheteur du biométhane
- Achète le biométhane injecté pendant la durée du contrat, et reçoit chaque année le bilan de consommation d'électricité de l'unité.
- Acheteur d'électricité
- Achète l'électricité produite pendant la durée du contrat.
- Utilisateur de la chaleur
- Utilise la chaleur produite, par exemple pour des bâtiments ou un séchage.
Études et conseil
- Bureau d'études agronomie
- Met à jour le plan d'épandage et suit la valeur fertilisante du digestat.
- Expert-comptable
- Tient les comptes ; les revenus de la vente d'énergie sont considérés comme agricoles au prorata de la participation de l'exploitant dans la structure, quand les conditions de l'article L311-1 du code rural sont réunies.
- Laboratoire d'analyses
- Analyse le digestat : éléments fertilisants, éléments traces métalliques, critères microbiologiques.
- Organisme de contrôle agréé
- Réalise le contrôle périodique des installations soumises à déclaration, à la demande écrite de l'exploitant, et les contrôles prévus pour les unités sous contrat d'achat.
Administrations et collectivités
- Préfet de département
- Est informé des non-conformités majeures relevées lors des contrôles périodiques ; peut suspendre ou retirer l'agrément sanitaire.
- Inspection des installations classées (Dreal, ou DDPP et DDETSPP pour les installations agricoles)
- Contrôle le respect des prescriptions et reçoit les bilans demandés par les arrêtés.
- DDPP ou DDETSPP (direction départementale chargée de la protection des populations)
- Reçoit le signalement de tout changement d'activité ou de modification importante des locaux, et propose au préfet la suspension ou le retrait de l'agrément en cas de manquement.
- DRAAF (direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt), service régional de l'alimentation
- Reçoit la déclaration d'utilisation des digestats cédés sous le cahier des charges approuvé, à la première utilisation puis chaque année.
Réseaux de gaz et d'électricité
- Gestionnaire du réseau de distribution de gaz (GRDF, par exemple)
- Compte le biométhane injecté et en contrôle la qualité.
- Gestionnaire du réseau de distribution d'électricité
- Mesure l'électricité injectée sur le réseau.
Finance et assurance
- Assureur
- Assure l'unité en exploitation (dommages, pertes de production, responsabilité).
Société civile
- Riverains et habitants
- Sont concernés par la circulation des matières, les odeurs et l'épandage, encadrés par les prescriptions de l'installation classée.
- Associations de protection de l'environnement
- Peuvent suivre le respect des prescriptions fixées à l'installation.
Textes
- Code de l'environnement, articles R512-55 à R512-58 : contrôle périodique des installations soumises à déclaration
- Arrêté du 10 novembre 2009 (déclaration) : registres, épandage, stockage du digestat, maintenance (AIDA, Ineris)
- Arrêté du 12 août 2010 (enregistrement) : registres, stockage du digestat (AIDA, Ineris)
- Code rural et de la pêche maritime, article L255-5 : matières fertilisantes, plan d'épandage et cahier des charges
- Arrêté du 22 octobre 2020 approuvant un cahier des charges pour la mise sur le marché de digestats de méthanisation agricole
- Arrêté du 9 avril 2018 : sous-produits animaux dans une usine de production de biogaz, utilisation du lisier
- Code de l'environnement, article D543-292 : plafond de cultures principales
- Code rural et de la pêche maritime, article D311-18 : registre des matières admises
08Cessation d'activité et remise en état
Quand l'unité s'arrête pour de bon, l'exploitant prévient le préfet, met le site en sécurité et le remet en état pour un usage défini.
À savoir. La remise en état est une obligation de l'exploitant de l'installation classée, prévue par le code de l'environnement. La notification décrit les mesures de mise en sécurité et leur calendrier. En enregistrement et en autorisation, une entreprise certifiée atteste que ces mesures ont été réalisées. Le maire ou l'intercommunalité et le propriétaire du terrain sont informés ou consultés sur l'usage futur du site.
Durées publiées. Notification au préfet de la date d'arrêt définitif : au moins 1 mois avant en déclaration, au moins 3 mois avant en enregistrement et en autorisation. Durée des travaux : à compléter. (Service-public.fr, installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE))
Ce qui en sort
- Notification de cessation d'activité
- Attestation de mise en sécurité
- Mémoire de réhabilitation, en autorisation
- Terrain remis en état
Agriculture et foncier
- Exploitant agricole porteur du projet
- Retrouve l'usage du terrain après la remise en état, s'il en est propriétaire.
- Propriétaire foncier
- Est informé de la mise en sécurité du site et, selon le régime, consulté sur son usage futur.
Développement et énergie
- Responsable d'unité de méthanisation
- Arrête l'installation et organise sa mise en sécurité.
Études et conseil
- Bureau d'études installations classées et environnement
- Peut préparer la notification de cessation d'activité et le mémoire de réhabilitation.
- Entreprise certifiée en sites et sols pollués
- Atteste que les mesures de mise en sécurité ont été réalisées, en enregistrement et en autorisation ; en autorisation, atteste aussi le mémoire de réhabilitation et la conformité des travaux.
Administrations et collectivités
- Mairie
- Est informée de la mise en sécurité du site et, selon le régime, consultée sur son usage futur.
- Intercommunalité
- Est informée ou consultée à la place du maire, quand elle est compétente en urbanisme, lors de la cessation d'activité.
- Préfet de département
- Reçoit la notification de cessation d'activité et en donne récépissé.
- Inspection des installations classées (Dreal, ou DDPP et DDETSPP pour les installations agricoles)
- Reçoit l'attestation de mise en sécurité du site.
Textes
- Code de l'environnement, article R512-66-1 : cessation d'activité d'une installation soumise à déclaration
- Code de l'environnement, article R512-46-25 : cessation d'activité d'une installation soumise à enregistrement
- Code de l'environnement, articles R512-39 à R512-39-6 : cessation d'activité d'une installation soumise à autorisation
- Arrêté du 8 décembre 2011, article 11 : retrait de l'agrément sanitaire en cas de cessation d'activité
Ce qui reste à vérifier
Ces points n’ont pas pu être confirmés sur le texte officiel le 13/10/2026. Ils sont listés ici plutôt que passés sous silence.
Les 17 points à vérifier
- Relecture du 13/10/2026 : le délai d'instruction du permis de construire, le délai d'avis des services et la durée de validité de l'autorisation environnementale n'ont pas été retrouvés dans les textes cités ; ils sont écrits « à compléter ».
- Relecture par un juriste nécessaire sur l'ensemble : les résumés ont été rédigés à partir des pages officielles ouvertes le 13/10/2026, sans validation par un professionnel du droit.
- Code rural, article L311-1 : la page ouverte affiche la version en vigueur depuis le 22/05/2019 ; l'existence d'une version plus récente n'a pas pu être confirmée.
- Évaluation environnementale des unités soumises à autorisation : le ministère indique qu'elles relèvent aussi de la rubrique 3532 et de la directive sur les émissions industrielles ; le lien exact avec l'évaluation systématique prévue pour les installations de l'article L515-28 du code de l'environnement est à confirmer par un juriste.
- Règlement (CE) n° 1069/2009, article 24 : le texte européen n'a pas pu être ouvert (page EUR-Lex vide). L'obligation d'agrément est décrite d'après l'arrêté du 8 décembre 2011, ouvert sur Légifrance.
- Procédure de raccordement de GRDF (études, registre des capacités, contrat de raccordement, contrat d'injection, délais) : les pages de GRDF n'ont pas pu être lues (accès refusé ou contenu non affiché). Ces étapes sont marquées « à compléter ».
- GRTgaz et Teréga : le code de l'énergie parle des gestionnaires des réseaux de transport de gaz sans les nommer ; leur répartition géographique et leur procédure de raccordement n'ont pas été vérifiées sur une page ouverte.
- Électricité par cogénération : l'arrêté du 13 décembre 2016 (tarif d'achat sous 500 kW) a été abrogé par l'arrêté du 8 septembre 2025, qui ne désigne aucun dispositif de remplacement. Le soutien applicable aujourd'hui à une nouvelle unité en cogénération est à compléter.
- Garanties d'origine du biogaz : durée de validité et nom de l'organisme qui tient le registre national non vérifiés.
- Certificats de production de biogaz : seuil à partir duquel un fournisseur de gaz est obligé, et calendrier d'application, non vérifiés (fixés par décret).
- Contrôles des unités sous contrat d'achat : la périodicité de quatre ans vient de la page du ministère ; l'article réglementaire correspondant n'a pas été ouvert.
- Distances d'implantation : 100 mètres en déclaration et 200 mètres en enregistrement et en autorisation, lues sur AIDA. Les règles propres aux installations existantes (annexes des arrêtés) et les fins de texte tronquées à la lecture n'ont pas été relues en entier.
- Épandage du digestat en enregistrement et en autorisation : les articles détaillés (annexes) n'ont été lus qu'en partie.
- Étude préalable agricole et compensation collective, autorisation de défrichement, évaluation des incidences Natura 2000, loi sur l'eau : non examinées pour la méthanisation.
- Durées de la phase d'études, du chantier et de la vie d'une unité : aucune source officielle ouverte, d'où « à compléter » ou absence de durée.
- Garanties financières au titre des installations classées : non vérifié pour la rubrique 2781.
- Les rôles des métiers privés (bureaux d'études, constructeur, banque, assureur, laboratoire) décrivent une pratique et non une règle de droit ; ils ne sont pas sourcés.
Et pour votre terrain
La carte affiche le zonage au point choisi, le lien vers le règlement, ce qui est recensé sur le terrain et les coordonnées de la mairie et des services de l’État compétents.
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